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"Lumière Noire"
Léo chanté par Natasha

L'empreinte que laissera Léo Ferré sur la musique ne s'en ira sans doute pas avec le temps... Se frotter au répertoire de cet artiste d'exception requiert donc non seulement une certaine audace, mais aussi - et surtout !
Un talent susceptible de lui faire honneur. Le talent rare de Natasha, sa voix chaude, sa sensibilité, lui permettent de se glisser avec bonheur dans le répertoire de Ferré.

"Lumière Noire", Léo Ferré
Musiques du monde
 

Paroles, musiques
et textes de
Léo FERRE

Voix :
Natasha Bezriche

Arrangements et direction
musicale :
G. Gastinel et
S. Jaudon

Guitare :
Gilles Gastinel

Piano :
Sébastien Jaudon
(voir cv)

Accordéon/
bandonéon :
Philippe Bourlois
(voir cv)

Violoncelle :
Sarah Didelon

• Voir un
extrait vidéo

concertleo

" La poésie n'est pas morte Léo
Elle ne fout pas le camp
Elle est là, elle espère, elle attend
Elle se fout des ratures !
Alors, je te prête ma flamme,
mon souffle et puis ma voix
Comme une passerelle pour que ton chant
perdure un peu plus en avant
Jusque vers "l'an dix mille" ! (...)
Comme un pas en avant, ton poing qui se resserre
Ton sourire est léger qui ourle encore nos coeurs
Un appel de détresse au milieu des concerts
Un arrêt fugitif pour oublier la peur.
Ecrire encore FERRE, pour tout garder à vivre
La poésie, Léo, dans tes cheveux d'hiver
La poésie Ferré, comme une main fragile
Tu n'es pas mort Léo, et nous viendrons le dire
A l'aube de l'an sept,
Nous garderons ta voix, tes voiles,
ton rire aussi et ta révolte nue...
Ecrire pour ce qui reste de tendresse
en nos ventres
Pour chaque nuit Ferré, au rythme lent des heures
Pour la queue de nos chiens qui remue
quand on rentre
Ecrire encore Léo, même si c'est un leurre
La poésie dressée comme une barricade
Ne fout jamais le camp
Elle es là, elle espère, elle attend
Et prête à lever l'ancre, aux aguets dans sa rade
C'est un voilier Léo, prêt à appareiller
Et puis tu le sais bien, la marée n'attend pas...
Nous, nous restons debout à lancer notre chant
Encore et malgré tout, par delà les embruns
Il fait bon quand on chante, on ne meurt plus,
on chante.
Il y a dans tes chansons, Léo, un sortilège unique,
Un cristal qui sommeille et qui décalque là,
Noire, le long du coeur, une lumière qui veille
et qui appelle
L'impatience d'une vie vivable pour tous...
Merci à toi Léo et puis bon vent FERRE!